Page de départ
La crise pousserait à la fraude dans les entreprises (Ernst and Young)
BELGA - 28/05/2009
Cinquante et un pc des salariés belges s'attendent à ce que le nombre de cas de fraude augmente dans les années à venir dans les entreprises. Pour plus de la moitié d'entre elles, ce phénomène serait causé par le souci de protéger l'avenir de l'entreprise ou de conserver des bonus ou des gratifications, selon l'enquête European Fraud Survey réalisée par Ernst & Young.
L'étude sur la fraude menée par Ernst & Young indique "une tendance alarmante sur le plan de la perception des comportements acceptables dans l'entreprise, alors que la récession s'accentue en Europe". "La pression exercée sur le top management par la crise économique et la tension qui pèse sur les mesures internes de maîtrise des coûts en raison des licenciements engendrent une situation plus propice à la fraude", estime Ernst & Young.
Au niveau européen (22 pays sondés), 55% des répondants s'attendent à observer un accroissement de la fraude. La raison invoquée par 29% d'entre eux est un manque de confiance dans le management de l'entreprise.
"En Belgique, 33% des salariés ne font pas confiance à l'équipe dirigeante et 32% des sondés pensent qu'il peut arriver que les règles et les procédures normales soient négligées lorsque des collègues sont confrontés à des départs forcés. Plus de la moitié des répondants estiment qu'une importante élévation de la charge de travail et un moral en berne poussent également le risque de fraude à la hausse", relève l'étude. Plus de sept travailleurs belges sur 10 doutent de l'intégrité de leurs responsables (69% en Europe) et 42% pensent que le risque de fraude se trouve au niveau du senior management.
Plus de 2.200 salariés ont été sondés dans 22 pays européens en février 2009. Les participants étaient employés dans des sociétés cotées en bourse et/ou des multinationales comptant plus de 1.000 salariés. 48% d'entre eux travaillaient pour une entreprise de plus de 5.000 salariés, 92% pour une entreprise de plus de 500 salariés. En Belgique, l'étude a porté sur 100 entreprises.


