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18:04:17, 27/11/2008

" Lutter contre tous les maillons de la fraude "

Vers l'Avenir, 27/11/2008

Carl Devlies, vous êtes secrétaire d'État à la coordination de la lutte contre la fraude. Pour quelles raisons avoir lancé ce nouveau plan ?

Carl Devlies, vous êtes secrétaire d'État à la coordination de la lutte contre la fraude. Pour quelles raisons avoir lancé ce nouveau plan ?

Il résulte de l'accord gouvernemental. Le gouvernement a décidé de lutter de manière accrue contre la fraude fiscale, et ce, de façon coordonnée et réfléchie.

Est-ce que ça signifie que frauder était un jeu d'enfant ?

La lutte contre la fraude était concentrée au niveau fiscal. Aujourd'hui, nous nous y attaquons de manière globale, au niveau fiscal mais aussi social et économique. Nous travaillerons de manière plus étroite avec les services de police et la justice. Nous allons lutter contre la fraude en chaîne en nous attaquant à tous les maillons importants de celle-ci. Se concentrer sur la fraude fiscale ne suffit pas car la fraude maintenant est souvent l'oeuvre d'organisations criminelles. Certains secteurs sont particulièrement concernés : le bâtiment, le nettoyage et les revendeurs de voitures d'occasion.

Est-ce aussi un moyen de remplir les caisses vides de l'État ?

Oui, mais tout est bon à prendre. Dans les circonstances actuelles, cela ne va pas tout résoudre mais cela permettra de réduire le montant qui échappe aux autorités publiques. Et donc de pouvoir abaisser les impôts à long terme.

Quel montant espérez-vous récupérer ?

Nous avons inscrit 140 millions d'euros dans le budget 2009. Mais nous avons comme objectif de récupérer un milliard d'euros d'ici la fin de la législature.

Quel est le coût de ce plan ?

Il est très réduit. Il y a le coût de notre cabinet qui est très petit, une dizaine de personnes. Pour le reste, il n'y a pas d'administration spécifique. Nous travaillons avec les administrations existantes.

N'y a-t-il pas trop de ministres ou secrétaires d'État qui s'occupent des mêmes matières ?

Non. La fiscalité ne concerne qu'une petite partie de notre travail. Didier Reynders a ses responsabilités. Il est normal qu'il ait un secrétaire d'État pour l'aider dans sa tâche.

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