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17:43:38, 23/10/2008

Relativement plus intègre

Le Soir, 23/10/2008

Dix-huitième sur 180, soit trois places de mieux qu'en 2007. Dans le rapport 2008 de l'Institut « Transparency International », la Belgique occupe la 18ème place à l'« indice de perception de la corruption ».

Dix-huitième sur 180, soit trois places de mieux qu'en 2007. Dans le rapport 2008 de l'Institut « Transparency International », la Belgique occupe la 18ème place à l'« indice de perception de la corruption ».

Gratifié d'un score de 7,3, notre pays est ex-aequo avec les Etats-Unis et le Japon. En 2001, il se situait à la 24e place et, en 2005, à la 19e place.

Interrogé, mercredi, par le député MR, Jean-Luc Crucke, en commission des Finances de la Chambre, le secrétaire d'Etat à la Coordination de la lutte contre la fraude, Carl Devlies (CD&V), s'est réjoui que la Belgique ne soit pas « spécialement citée », ces trois dernières années, dans les rapports annuels de « Transparency International ».

Cet organisme tente d'évaluer le niveau de corruption dans le secteur public, en interrogeant des entreprises et des experts issus d'instituts de recherche et de cabinets spécialisés. Il établit, chaque année, un classement des pays en fonction de la corruption qui y est perçue dans les administrations et chez les politiques, qu'il s'agisse de détournement de pouvoir ou de biens publics à des fins d'enrichissement personnel.

Du Danemark à la Somalie

Carl Devlies attribue la « discrétion » de la Belgique dans ces rapports à son score « constant et élevé », fixé à 7,3, donc. Zéro indiquant un degré élevé de corruption et dix un degré élevé d'intégrité. On observe que le niveau de corruption va de pair avec celui de la pauvreté.

En tête des pays réputés intègres, le Danemark, la Suède et la Nouvelle-Zélande (9,3), devant Singapour (9,2), la Finlande et la Suisse (9), l'Islande et les Pays-Bas (8,9), l'Australie et le Canada (8,7) et le Luxembourg (8,3). La France est 23ème à 6,9.

Le pays réputé le plus corrompu étant la Somalie (1), derrière l'Irak (1,3), l'Afghanistan (1,5), ou encore la République démocratique du Congo (1,7).

« Si on exclut les pays scandinaves, analyse M. Devlies, la Belgique fait partie du "top 10” mondial »…

Une Académie anticorruption

Précisons que la lutte contre la corruption dans le secteur public, telle que cernée par « Transparency International », n'est pas reprise dans les missions du collège chargé par le gouvernement de lutter contre la fraude fiscale et sociale.

Carl Devlies a annoncé son intention de prendre contact avec le représentant belge de « Transparency International ». Et la commission des finances de la Chambre s'est déjà invitée au rendez-vous.

La Belgique pourrait avoir un autre rendez-vous, à l'automne 2009, avec la première « Académie anticorruption », créée le 13 octobre à Vienne, par Interpol et l'Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Ce centre d'excellence axé sur la formation et la recherche devrait accueillir, à terme, un millier de cadres issus de la fonction publique des 187 pays membres d'Interpol.

« La Belgique, explique Carl Devlies, pourra ainsi assurer une formation continue à ses spécialistes de la lutte anticorruption. Mon prochain plan d'action 2009-2010 fera davantage appel à l'Union européenne, à l'ONU et à des organismes internationaux ».

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